IROKO Factory c'est...

Iroko Factory est un projet axé autour de la création artisanale et de l’échange de savoirs-faire, né en 2019.
On y trouve des créations d’objets édités en mini-séries, des oeuvres réalisées en Belgique et en Casamance (sud du Sénégal) lors de workshops où artisans, concepteurs, créateurs se rencontrent et collaborent. Ce sont des moments forts de résidences qui réunissent des artisans prêts à partager leurs savoirs, confronter leurs idées et concepts pour une mise en commun.
Loin de toute appropriation culturelle, il n’est question ici que de s’unir pour se « former » et s’enrichir profondément dans nos pratiques mutuelles.
La démarche d'Iroko Factory ne s'inscrit dans aucun label, nous travaillons en conscience et en confiance au niveau des choix de matières, au niveau du réemploi des "chutes" et "déchets". Notre préoccupation numéro 1 est la valorisation du travail de création de l'artisan, celui-ci fixe ses prix lui-même , nous évaluons ensuite si on se lance dans la confection ou non. Il s'agit d'une production raisonnée et équitable sur 2 continents.
En pratique: L’argent utilisé pour les attaches des boucles d'oreilles est issue de la refonte de bijoux.
Quand nous utilisons du cuir, il provient en petite quantité d'un fournisseur français qui déstocke des collections de haute couture. Nous travaillons avec ce cuir là, car la teinture des cuirs en Afrique n'est pas du tout contrôlée en terme de pollution d'eau.
Quand nous utilisons du bois, il s'agit de bois mort des forêts de Casamance, dont on utilise les moindres chutes pour mortiers, pilons, boutons des sacs, cintres.
Quand nous utilisons des tissus, ils sont employés jusqu'au dernier centimètre, le choix d'une Wax se fait avec un plan précis en fonction du métrage, dans une wax de 6m il y a potentiellement, 1 cartable, 1 hamac, 1 chemise, 30 paires de boucles d'oreilles, des masques et une housse de coussin ou un tote-bag.  C'est tout simplement comme cela que pratiquent nos collaborateurs artisans en Afrique depuis toujours, ils prennent "soin" , ils pratiquent le réemploi, le up-cycling, le circuit court particulièrement dans une région reculée comme la Casamance, on fait l'économie de transport et de matières en permanence pour d'autres raisons que du "green-washing" ou du marketing, il y a une réelle conscience de ce qu'ils ont entre les mains. Parmi eux, un tailleur qui pour s'habiller ne réemploie que des pièces d'ameublements: draps, rideaux, couvertures deviennent alors ses boubous, pantalons, chemises. Un jour on pique-nique sur une nappe, le lendemain on retrouve la nappe sur lui, elle est devenue un magnifique pantacourt, et il ressemble à un ambassadeur ! On n'ose lui dire qu'on lui donnerait une médaille ou un label en Europe pour cette démarche, il nous prendrait pour des fous... Il s'agit juste de bon sens, et c'est réellement l'origine de notre démarche. Iroko Factory est une confrontation permanente de nos réalités d'artisans, de citoyens, pour révéler et questionner nos pratiques, c'est le sens premier de notre projet .
Les créateurs qui gravitent autour d'Iroko Factory sont:
-Aurélie Deloche: Scénographe de formation et touche-à-tout de nature, j’ai grandit dans les différents « savoirs-faire » maternel et paternel. Depuis 2017, j’ai beaucoup arpenté le Sénégal et le Burkina Faso, en solo, avec d’autres artistes pour des projets théâtraux ou en famille, j’y ai créé des liens forts et un précieux réseau notamment en Casamance, région luxuriante avec une culture ancestrale très forte. J’aime par-dessus tout, mettre en relation, tisser des liens, mettre en valeur les talents des gens que je rencontre. Nous créons ensemble, à l’écoute du temps, des moyens et des énergies disponibles. -Moussa Diarra : tailleur et couturier solaire installé à Kafountine, sénégalais formé en Gambie depuis ses 13 ans à la couture, sa spécialité est la coupe à main levée, couturier « free-style » Moussa est aussi la vedette des enfants du quartier, son atelier est le lieu incontournable à la sortie de l'école!
-Bouba: « LE »  bijoutier de Kafountine, sur la route du village des pêcheurs, son atelier est ouvert quand Bouba n’est pas sur son vélo en train de livrer ses clients ! Chez Bouba on dessine avec lui nos bijoux, on voit très peu de bijoux exposés, il s’agit de sur-mesure.
-Lansana Dabo : un sculpteur hors-pair venu de Ziguinchor pour ouvrir son atelier à Kafountine, Les nouveaux défis ne font pas peur à Lass, d’abord trouver le bon bois, la bonne pièce, être à l’écoute de ses clients.
-Abdou Daffe: un maestro du cuir, son atelier de Ziguinchor est un lieu de paix, Abdou est un homme réservé, d’une immense patience, intelligence et générosité. Une grande confiance s’est tout de suite installée.
-Madigata Drame: Tailleur, sculpteur, décorateur, il travaille le bois depuis toujours à Ziguinchor, Madigata nous prépare une belle collection de cuillères en bois de veine.

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