IROKO Factory c'est...

Iroko Factory est un projet axé autour de la création artisanale et de l’échange de savoir-faire. On y trouve des créations d’objets édités en mini-séries, des oeuvres réalisées lors de workshops où artisans, concepteurs, créateurs se rencontrent et collaborent. Ce sont des moments forts de résidences qui réunissent des cultures différentes pour aboutir à des créations métissées éditées en séries limitées et vendues au bénéfice des résidences suivantes.
La collection 2020 s’appelle « Santasu ».
Elle a été réalisée principalement par Moussa Diarra et Aurelie Deloche, à Kafountine en Casamance (Sénégal) et en Belgique de février à novembre 2020. Il s’agissait au départ d’une petite collection d’une dizaine de chemises en Wax, mais le confinement a élargit le temps de création et les horizons, il a permis plus de rencontres et la découverte de multiples savoir-faire complémentaires, vous trouverez donc ici une large collection: de vêtements, objets en bois, bijoux, objets de déco. Le tout est réalisé à la main, avec ce charme »brut » des réalisations du temps présent, un outillage réduit à l’essentiel, la répétition du même geste, sans électricité, avec l’urgence de créer seulement.
5 artisans créateurs ont également été invités pour étoffer la collection « Santasu » et vous partager nos rencontres :
Ousmane (Ziguinchor) : tailleur couturier,
Lass (Kafountine): sculpteur tailleur sur bois,
Bouba (Kafountine) : bijoutier spécialisé dans le travail de l’argent, du bronze
Abdou (Ziguinchor) : cordonnier, créateur d’objets en cuir,
« Big Man » (Kafountine) : créateur de filet de pêche

Kafountine est un village de pêcheurs au Sénégal situé en basse-casamance.

La collection textile « Santasu » (ville basse en langue Karone) est principalement réalisée à partir de Wax 100% coton.
Le wax né du Batik indonésien, lui emprunte ses premiers motifs. Mais le wax s’est enrichi de motifs propres à la culture des peuples d’Afrique au fil des décennies, même si parmi les motifs géométriques certains rappellent les motifs javanais.
L’acteur essentiel du wax est évidemment le tailleur. En Afrique, faire ses vêtements sur mesure est une pratique courante. Chacun connaît le tailleur à solliciter selon le type de vêtement désiré. Le grand talent du tailleur est la coupe qui est réalisée à main levée sans patron, mais également dans la mise en valeur des motifs.
Être tailleur en Afrique de l ouest, c’est faire partie de cette grande communauté d’artisans auquel on fait appel au quotidien dans encore beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, « tailleur » est un métier qui a une grande résonance sociale.

IROKO Factory est une ramification de l’Asbl IROKO, créée par Aurélie Deloche, artiste pluridisciplinaire. Outre ses collaborations en Belgique dans les arts de la scène, elle a eu la chance de découvrir l’Afrique de l’Ouest à travers de précieuses aventures humaines et artistiques.
La philosophie du projet IROKO ASBL :
Depuis 2018, nous créons et soutenons:
-le métissage des savoirs faire, des cultures et les volontés de connecter, partager, valoriser et apprendre autour de la création.
-des dynamiques, des projets et des formations au Nord (ateliers ou workshops …) qui permettent de financer et soutenir des créations et échanges artistiques au Sud
-des aventures humaines et culturelles qui enrichissent et élargissent les perspectives, une volonté d’unir, de convoquer les savoirs, de valoriser les cultures, à travers la coopération artistique et sociale entre citoyens, écoles, artistes et artisans. Encourager l’ouverture de chacun au monde, et immiscer la liberté créative au coeur de la vie sociale.
-un réseau d’artistes, de penseurs et d’artisans à travers la Belgique, la France, le Sénégal, le Burkina Faso, le Bénin, …
-le sentiment d’appartenir à une communauté immense d’artistes du monde et prendre conscience de cette force là
L’iroko est aussi un arbre fétiche, sacré, aux vertus médicinales, aux capacités extraordinaires, une espèce en voie de disparition méritant une attention soutenue et des actions prioritaires de conservation. Pour l’art et la culture il en est de même, dans les situations les plus précaires en particulier, il est essentiel d’en prendre soin et de la soutenir, pour cela une bonne dose de solidarité est nécessaire.

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